William Wallace en partance pour la France sur le plus beau des bateaux de croisieres intercontinentales..

La partie inconsciente de l'etre de William Wallace etait calibre, sur le plan religieux et spirituel, comme une balle de revolver. William Wallace etait un pur produit des ideaux modernes inscrits dans le marbre par les principes philosophiques et politiques des peres fondateurs des USA : Georges Washington et Thomas Jefferson ... La constitution americaine qui fut proclamee le jour de l'Independance le 1er mai 1776, etait l'Alpha et l'Omega, respectivement au niveau micro et macro-politique, au sens du paradigme juridique et institutionnel, d'une part, de la "critique de la Raison pure" et de "La Raison pratique" de la philosophie allemande d'Emmanuel Kant, et d'autre part, de la "Theorie du contrat social" de Jean-Jacques Rousseau. Ici se tenait en resumer tout le fondement rationaliste du cadre instutionnel des USA. Les sages et les grands legislateurs du Congres americain s'appuyaient fermement sur un ideal de civilisation construit dans ses racines sur "le mythe du bon sauvage" de Jean-Jacques Rousseau. De par nature les hommes sont bons. Ils sont nes libres et egaux. Ce qui est l'essence meme de part leur nature humaine universelle, d'ou proviennent leurs droits imprescriptibles et inalienables independamment de leur origine, race, et religion. Le peuple americain se reconnaissait dans ce pays venant tout juste de naitre, comme les batisseurs d'une grande democratie, ou chacun pouvait cultiver librement la terre dans l'egalite des conditions avec les autres citoyens et individus pourvus des memes droits civils et politiques imprescriptibles et inalienables ! L'immensite du territoire americain aux ressources infinies, semblait si vaste que chacun dans ce nouvel Eldorado pouvait se sentir libre en devenant proprietaire d'un petit verger et d'un simple lopin de terre. Chaque etre humain pouvait profiter de ces vastes territoires, et des fruits de la terre, d'une richesse infinie et abondante. Cette terre pourvue de tant de ressources inepuisables paraissait meme n'appartenir a personne tellement il y avait de place pour tout le monde, comme dans le mythe du bon sauvage de Jean-Jacques Rousseau, au debut de la creation sur terre, avant que ne soit inventee la civilisation. L' Amerique des origines ressemblait incroyablement a une veritable terre promise, un nouvel Eden sur la terre. L'Amerique etait le reve de tous les idealistes. Le reve reunissant tous les liberaux et de tous les egalitaristes. L'Amerique comme nouvel ideal se levait comme la lumiere et la liberte sur le monde ! En deux mots c'etait cela le "reve americain" des premiers pionniers. Tous ces grands principes philosophiques et politiques etaient jalousement gardes au coeur du sanctuaire sacre des institutions politiques americaines, en premier lieu desquelles le Congres National de Washington DC. Le peuple americain n'avait pas besoin de connaitre parfaitement tout en details tous ces grands principes constitutionnets et politiques. Il lui suffisait de croire au grand reve de la Liberte americaine. Portes par cet ideal metaphysique europeen et occidental les premiers pionniers de l'Amerique n'avaient d'autre but que de travailler la terre a la force des coups de pioches et de pelles, au courage de leurs bras et de leurs mains. Avant la guerre de Secession de 1864 chaque Etat etait libre et independant au sein de la grande Union federale des USA. William Wallace comme des millions d'autres petits americains, etait ne dans cette Amerique du XIXeme siecle. Il etait issu d'une grande famille, avec beaucoup de freres et soeurs. Son pere devenu grand cultivateur et proprietaire terrien, de ranchs, avec des elevages de grands troupeaux de vaches et de chevaux, avait toujours eduque ses fils avec une Bible dans la main droite et un colte, ou une winchester, dans l'autre main. Le jour de son depart pour l'Europe, son ami Abraham Salem, avait reserve le plus somptueux et luxueux des bateaux de croisiere europeen appartenant a une compagnie francaise, afin que William Wallace puisse en douceur et progressivement s'adapter au changement de culture, en direction de l'Europe, et de la ville lumiere, Paris. Tout y etait present sur ce bateau de croisieres intercontinentales : le service et le cadre de la restauration de luxe, la grande gastronomie francaise, avec les fruits de mer, les caisses de vins et les cascades de champagne, les plus apprecies du monde, les femmes en robe de soie et de soiree etincelantes de pierreries cousues aux reflets lumineux, parrees des plus beaux bijous, au bras de leurs epoux richissimes et fortunes, en costumes trois pieces, avec l'elegance des etoffes, et la coupe sur-mesure des plus grands couturiers europeens ; des salles de spectacles, et de danses, des orchestres ; des sallons ; des salles de jeu ; des piscines ; des jacouzzis ; tout le luxe d'une ville forteresse de navigation sur l'eau, sur la mer et les oceans, avec a son bord des commerces et des magasins de luxe. William Wallace ne se laissa pas le moins du monde impressionne par cette debauche de richesse ! Il restait fidele a lui-meme. De taille plus imposante que la moyenne des autres passagers, il portait fierement sur la tete son chapeau de cow-boy et des bottes santiags chaussees a ses pieds ! Il rentrait dans les salons feutres des hommes d'affaires richissimes, au milieu des fauteuils en cuir epais et capitonnes, comme a son habitude dans les grands saloons de Boston ! D'un simple regard de braise*, William Wallace, comme le conquerant de l'Antiquite Attila, on voyait deja le coeur doux et fragile des petites gauloises francaises, qui s'enflammerait comme des petites allumettes, a son contact, des son arrivee, dans les beaux quartiers parisiens. Tout le monde avait peur de lui sur le bateau. Chacun redoutait au milieu de l'assistance, qu'au milieu du repas, William Wallace, mette ses pieds et ses grosses bottes santiags de cow-boy sur la table a manger dans les restaurants, au milieu des belles napes blanches en coton, de l'argenterie, des verres en cristal, de la vaisselle en fine porcelaine aux bordures en or, sans que personne n'ose venir le defier. Camille Decer, tous les droits d'auteur proteges pour l'ecriture du roman, "une etoile est un ascenseur, les etoiles sont le prolongement technologiques des anges du ciel". (*) Paroles d'Henry Salvador dans la chanson "Attila". Genre fiction romanesque.

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